| |
Accueil
- Développement de l'enfant
- Pour favoriser la réussite
scolaire de mes enfants
Au
Canada, en 1990-1991, 32 % des élèves seraient sortis des
écoles sans diplôme d'études secondaires (2)
On
prévoit que 65 % des nouveaux emplois créés entre
1986 et l'an 2000 exigeront au moins 12 années d'études.
La moitié de ces nouveaux emplois en nécessiteront même
17(2).
Quels sont les
facteurs de la réussite scolaire?
-
Le temps
consacré à l'apprentissage et la confiance dans ses capacitéssont
les deux facteurs les plus importants pour la réussite scolaire
(1).
-
Les jeunes
qui étudient et font leurs devoirs ont plus de chances de
réussir que celles et ceux qui ne les font pas. Il est important
de manifester un intérêt marqué et constant par rapport
aux études et à la réussite de tout élève.
Discutez avec le jeune pour connaître son point de vue sur les études
et dites-lui l'importance que vous y attachez (2).
-
Cependant,
la relation maître-élèves demeure la clé
des succès pédagogiques (1).
L'encadrement
comme facteur de réussite
En
offrant un meilleur encadrement aux élèves on diminue le
nombre d'échecs et d'abandons. Dans les mémoires et témoignages,
plusieurs types d'encadrement ont été suggérés.
Directement ou indirectement, une modification des pratiques en cette matière
peut avoir des conséquences sur la tâche des enseignants ou
sur le type de pédagogie à utiliser. Parmi les suggestions,
il y a celles qui privilégient le titulariat, à tout le moins
pour les deux premières années du secondaire, le tutorat
pour des élèves qui éprouvent des difficultés
ou une forme de mentorat donné par des élèves de degré
ou de niveau supérieur. D'autres ont également suggéré
d'abaisser le ratio maître-élèves (1)
Pour
réellement aider ces jeunes, il faut leur donner un meilleur
soutien individuel leur permettant de découvrir ce qu'ils sont et
ce qu'ils veulent. Il faut leur donner les informations nécessaires
pour qu'ils puissent aller chercher la formation dont ils ont besoin. (1)
Plusieurs,
et principalement les jeunes, veulent que l'école soit plus qu'un
lieu où l'on donne un enseignement. On souhaite que l'école
devienne un milieu de vie et un lieu de culture pour les jeunes. On suggère
de donner aux conseils étudiants la place qui leur revient au sein
de l'école et de développer les activités parascolaires(1).
S'il
n'a pas d'amis à l'école ou si ses amis ont eux-mêmes
quitté l'école, il se peut qu'il se sente seul et isolé.
Pour un très grand nombre de jeunes, les amis sont l'élément
le plus important de l'école. De même, si une ou un élève
participait à des activités parascolaires et qu'il a cessé
de le faire, discutez avec lui de ses raisons. Il se peut qu'il commence
ainsi à s'éloigner de l'école (2).
Il faut
également offrir aux élèves un environnement sécuritaire
où ils pourront évoluer en toute confiance. Mais, ici encore,
l'école a besoin du support de la communauté pour que puisse
s'établir un tel climat. Elle ne peut y arriver seule (1).
Dans
certains mémoires, les auteurs ont insisté sur la taille
des écoles. Le sentiment d'appartenance se développant plus
facilement dans des unités plus petites et plus stables, le
regroupement des élèves du secondaire I et du secondaire
II a été avancé tant par les représentants
des jeunes que par les organismes du milieu scolaire (1).
Des
appels à la collaboration sont également lancés
aux entreprises qui devraient se préoccuper
de la réussite scolaire. Leur soutien est demandé pour promouvoir
et soutenir la formation professionnelle par des visites et des expositions
industrielles, par des rencontres entre les étudiants et des professionnels,
des travailleurs et des dirigeants d'entreprises. L'entreprise peut également
appuyer le travail de l'école lorsqu'elle embauche des étudiants.
Le modèle de Saint-Jérôme a été cité
en exemple. Dans cette ville, la communauté d'affaires s'est concertée
afin de limiter le travail à temps partiel des élèves
à un maximum de quinze heures par semaine, pour freiner les
impacts négatifs du travail sur les études (1).
Avoir
un emploi à temps partiel n'est pas néfaste pour la plupart
des jeunes. Cela leur permet d'acquérir des habiletés, de
découvrir de nouveaux champs d'intérêt et de faire
certains choix pour leur futur. Là où il y a problème,
c'est lorsque le travail nuit aux études. Des recherches ont
démontré que, au-delà de quinze heures de travail
par semaine, il est difficile de concilier travail et études(2).
Dans un autre
témoignage, l'école est invitée à impliquer
ses diplômés, les étudiants du cégep et de l'université
dans certaines activités au sein des écoles primaires et
secondaires par des formules de tutorat et d'aide aux devoirs, des rencontres
d'information (1).
Tout
cela doit créer une école confortable suscitant un sentiment
d'appartenance où l'élève se sent important et en
confiance. Il semble que les adolescents se sentent de passage à
l'école et qu'ils attendent que ça finisse. "Il faut arriver
à ce que l'école ne soit pas qu'un milieu pour apprendre
ce qu'est la vie, il faut que ce soit la vie."(1).
Facteurs
reliés à l'abandon scolaire
-
Pour plusieurs
familles vivant
sous le seuil de la pauvreté, la préoccupation
première demeure la satisfaction des besoins fondamentaux comme
celui de manger à sa faim. Il faut rappeler également que
cette pauvreté est le lot de plusieurs familles monoparentales.
Les chefs de ces familles, majoritairement des femmes, ne vivent souvent
que grâce aux revenus provenant de l'aide sociale et possèdent
peu de ressources et de soutien pour élever un ou plusieurs enfants.
Les études de toutes sortes ont démontré le lien entre
la "défavorisation" et la réussite éducative. Comme
l'a rappelé justement un mémoire "La pauvreté est
plus qu'un handicap économique. Elle est aussi une véritable
disqualification tant sur le plan social que sur celui du vécu quotidien".
Dans un tel contexte, les obstacles à la réussite sont nombreux
(1)
-
Il y a
également d'autres facteurs de risque qui peuvent influencer la
réussite scolaire, notamment ceux reliés à des attitudes
inadéquates tels que le repli sur soi, l'agressivité,
la faible estime de soi, la perception négative de l'école,
etc. Un participant a même estimé à plus de 80 % le
taux d'abandon des élèves en difficulté de comportement.
Statistiquement, ces facteurs de risque apparaissent plus fréquemment
dans les milieux socio-économiques défavorisés (1).
-
Il est
établi que les
parents qui coopèrent le moins sont le
plus souvent ceux des élèves dits à risque ou en difficulté.
Sans leur jeter la pierre, car qui peut nier la difficulté d'être
parent, il existe un lien direct et indéniable entre l'attention
que la famille accorde à l'école et la réussite scolaire
de l'enfant. Il ne s'agit pas tellement d'un manque de temps des parents
mais de l'absence de motivation et de confiance en soi qui se transmet
à l'enfant (1).
-
Un grand
nombre de jeunes qui ont quitté l'école ont déjà
eu des échecs et des difficultés scolaires. Bon nombre
ont redoublé une année. En fait, si un élève
éprouve des difficultés depuis un certain temps, il risque
de s'en fatiguer et de quitter l'école (2).
Les chiffres
sont alarmants: le redoublement affecte un enfant sur quatre au primaire,
deux garçons redoublent pour une fille et le taux d'abandon scolaire
de ces élèves au secondaire est de 50%. Sans nécessairement
abolir ces pratiques, il faut en réduire l'utilisation (1).
Le
jeune a-t-il des difficultés de comportement? Le personnel
de l'école téléphone-t-il souvent à la maison
pour signaler les agissements de l'élève?(2)
-
Plusieurs jeunes
décrocheurs ont d'abord commencé par s'absenter fréquemment.
Comme il est dit plus haut, l'abandon scolaire n'est pas une décision
qui survient tout à coup. Avant de quitter l'école, le jeune
s'absente de plus en plus fréquemment (2).
Qu'est-ce
qu'un parent peut faire concrètement?
On
peut aider un jeune à réussir à l'école par
les actions que l'on accomplit. Les actions parlent d'elles-mêmes
et elles peuvent avoir un effet important sur la vision qu'un jeune aura
de l'importance de l'école. Les questions suivantes offrent aux
parents l'occasion de poser un regard critique sur leurs actes (2).
-
Allez-vous
aux remises de bulletins, aux réunions de parents?
-
Vous informez-vous
auprès de votre enfant de ce qu'il fait ou apprend à l'école?
-
L'encouragez-vous
à faire ses devoirs (par exemple, en lui donnant congé de
travaux ménagers la veille d'un examen pour lui laisser plus de
temps pour étudier)?
-
Favorisez-vous
une ambiance de travail à la maison (par exemple, en baissant le
volume de la télévision ou de la radio)?
On peut
aider un jeune à réussir à l'école en évitant
un discours défaitiste (2).
Pour
des pistes de solution face à un adolescent qui veut ou vient de
quitter l'école,
cliquez
ici - page consultée en décembre 2005.
Références
Abonnez-vous
au magazine Mode d'emploi Mieux-être et recevez
gratuitement
des articles vous proposant des outils concrets de mieux-être
personnel et professionnel. Indiquez votre adresse courriel et
cliquez sur le carré Yahoo.
|