Pourquoi n'investissons-nous pas plus
dans la prévention des abus sexuels contre les enfants?
Par Daniel Lambert, psychologue


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Ce n'est probablement pas un problème très répandu...

La plus vaste étude de l'agression sexuelle d'enfants au Canada a été menée par le Comité sur les infractions sexuelles à l'égard des enfants et des jeunes, dont le rapport indique que parmi les Canadiens adultes, 53 p. 100 des femmes et 31 p. 100 des hommes ont été agressés sexuellement dans leur enfance (Cité dans L'agression sexuelle d'enfants, Santé Canada 1997). 

Dans le cas d'agressions sexuelles où les victimes sont des enfants, on estime qu'entre 6 et 9 cas sur 10 ne sont jamais dénoncés à aucune autorité (Les agressions sexuelles stop (1995) et pourtant, 
 

Au Québec, un enfant a 16 fois plus de chances
de se faire agresser sexuellement
que de mourir ou d'être gravement blessé par un véhicule routier... 


Imaginons le nombre révoltant d'enfants qui souffrent dans le silence et comparons le nombre de fois où, avec raison, nous insistons pour que nos enfants regardent des deux côtés de la rue avant de traverser et le nombre de fois où nous abordons le thème de la prévention des abus sexuels?

Il ne serait pas rentable d'investir
dans la prévention des abus sexuels envers les enfants...

Selon le rapport du vérificateur général du Québec pour l'année 1997-1998 : 

4.21 En matière de négligence et de mauvais traitements, la prévention s’impose. 

4.23 Outre la nécessité évidente de cette préoccupation sociale, il faut savoir que les interventions précoces peuvent réduire de beaucoup les charges financières de la société à long terme. À titre d’illustration, voici un extrait d’une étude américaine sur le sujet, utilisé par une régie régionale dans sa planification triennale pour expliquer son approche préventive :

[...] l’on sait que les programmes de stimulation précoce destinés aux enfants de milieux défavorisés peuvent entraîner des coûts de l’ordre de 50 000 $ par enfant s’ils s’étendent de la période prénatale jusqu’à la maternelle. Toutefois, en l’absence de tels programmes, les coûts équivalents pour la société peuvent atteindre 300 000 $ par enfant si l’on tient compte des frais liés aux interventions correctives, à l’aide sociale, aux services sociaux, à la répression du crime et à la réinsertion sociale.

Au moins, mes enfants à moi sont en sécurité...

Selon Santé Canada, "L'agression sexuelle d'enfants, 1997" : 

La victime (faits à retenir) : 

  • Il y a des enfants agressés sexuellement dans toutes les classes sociales et communautés ethnoculturelles
  • Le plus souvent, la victime connaît bien l'agresseur
  • Certains contrevenants ont agressé plus de 70 enfants avant qu'une des victimes ne dénonce l'agression.
  • Il y a des agresseurs dans tous les groupes d'âge, toutes les communautés ethnoculturelles et toutes les classes sociales.

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Je ne connais pas beaucoup de parents d'enfants
victimes d'abus sexuels
qui ne pensaient pas, eux aussi, leurs enfants en sécurité...
 

Prévenir les abus sexuels, une nécessité.
 

Découvrez comment enseigner la prudence
à vos enfants en utilisant le jeu



 
 

L'agression sexuelle d'enfants - documents Santé Canada

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